Test du Chromebook Toshiba Chromebook 2

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Oui, il a bien un petit air de Macbook Air…

Après 7 ans de bons et loyaux services, mon Macbook Pro a finalement décidé de rejoindre le paradis des laptops, nous laissant, moi et mon smartphone, nous débrouiller seuls pour aller voir des vidéos de chats sur Youtube.

Un petit débrief de ces 7 dernières années : acheté 1.250€ en 2008, mon Macbook m’aura coûté 178€ par an, soit 15€ par mois. Dessus, j’aurai passé 90% de mon temps sur internet, 5% à jouer au DJ, 3% à travailler sur Photoshop/InDesign et 2% à rédiger des textes.

Mais quel plaisir ça a été ! Du coup, à l’heure de chercher mon nouveau compagnon numérique, je me suis tout naturellement tourné… vers les MacBook Air, ces machines sublimes qui nous donnent envie d’aller chez Starbucks en vélo pour y faire semblant de travailler, un insipide café posé à côté du lumineux bijoux pommé.

Mais le problème, c’était le prix : 1.100€, c’est beaucoup trop cher pour gagner 3 points de swag. Car oui, ne nous mentons pas, une machine de 13″, aussi fabuleuse soit-elle, ne sera jamais utilisée que pour aller sur internet ou mater des vidéos sur Spi0n.

Du coup, qu’auriez-vous dit de ceci : un joli petit ordinateur fin et léger, de l’internet ultra rapide à volonté, une autonomie de 11,5h et un prix 80% moins élevé que celui d’un MacBook Air ? Perso, j’ai dit Bingo !

3 clics, 239€ moins riche et 48h plus tard

Me voici en train de déballer mon Toshiba CB30-B-103, expédié par Amazon. La boite est horrible, son contenu est maigre : 2 feuillets noir et blanc, 1 ordinateur et 1 cable d’alimentation.

Première prise en main : je le trouve esthétiquement plutôt plaisant. Il est bien fini et le poids de la machine est bien réparti, mais on sent que le plastique de la coque est très fin. Je me trompe de sens, je le retourne, je l’ouvre (la charnière est souple bien comme il faut), je le branche au courant, l’écran s’allume tout seul et là, BIM ! C’est affreux, ça faisait longtemps que je n’avais pas vu un écran aussi moche… on dirait l’écran d’un V-Tech Genius XL.

Mais soit, je le savais. Ce Chromebook existe en deux versions :

  1. CB30-B-104 : un bon écran, une autonomie moyenne et 4Gb de RAM
  2. CB30-B-103 : un mauvais écran, une autonomie exceptionnelle et 110€ moins cher

J’ai choisi la 2e option, officiellement pour l’autonomie, officieusement pour les 110€ d’économies. Et pour l’écran, je me suis dit que je n’avais pas besoin d’un écran de folie pour mater 50% de vidéos en 480p (merci Youtube).

L'écran (1366x768px) est vraiment pas terrible... mais permet 10h d'autonomie.
L’écran (1366x768px) est vraiment pas terrible…

Je découvre le reste : le clavier est super (!), le son est vraiment pas mal pour la taille de la machine (meilleur que mon MacBook), l’autonomie est de 5h50 avec les 49% de batterie restants et tout est comme je l’imaginais : on sent que ce n’est pas une machine à 1.000€, mais il faudrait l’avoir payée au moins 500€ pour avoir l’impression de s’être fait rouler. Bref, je suis très satisfait (sauf de l’écran), mais je ne connaissais pas encore bien Chrome OS…

Chrome OS

Parce que c’est le plus important et parce qu’il est très compliqué de trouver des infos de qualité sur cet OS, ce fût un réel moment de stress pour moi que de le découvrir. A tout moment, je craignais de perdre le sourire et de regretter mon achat… [SPOIL] ce n’est pas arrivé. 🙂

C’est quoi, c’est pour qui, c’est pour quoi ?

Chrome OS, c’est votre ordinateur actuel duquel on aurait enlevé toutes les applications pour ne laisser que le navigateur Chrome et la calculatrice. Du coup, il (ne) vous permet (que) de faire ceci :

  • Surfer sur internet
  • Manipuler des fichiers
  • Créer des documents Word, PowerPoint, Excel
  • Ecouter de la musique
  • Regarder des vidéos

Le réflexe commun est de dire « ça sert à rien, quoi! » mais en y réfléchissant, on a souvent pas besoin de plus.

Surfer sur internet

C’est exactement comme surfer sur le net avec le navigateur Chrome pour Windows/Mac mais en mieux : votre Chromebook a un clavier spécialement dédié à cette activité et plusieurs touches vont ravir le fainéant qui est en vous : la touche ‘recherche’ (à la place du Caps Lock) lance une recherche Google d’où que vous soyez et les touches de fonctions F1, F2,… sont remplacées par des touches pour ‘revenir en arrière, aller en avant, rafraîchir la page, consulter en plein écran,…’. C’est top.

Petit tour de magie pour épater la galerie : appuyez sur la touche ‘recherche’ et dites ‘Ok Google’ suivit de votre question, Google vous répondra en un temps record (c’est bien plus rapide que sur votre smartphone Android) !

Petit ‘one more thing’ sympa : la majorité des Chromebooks intègrent un récepteur wifi ‘802.11 ac’, la norme wifi la plus performante (rapidité/portée) sur le marché en 2015.

Manipuler des fichiers

C’était ma plus grande crainte : me retrouver limité aux 16Go de la machine (<10Go utilisables) et devoir bidouiller pour déplacer ou télécharger des fichiers. Ce n’est pas le cas, l’application ‘fichiers’ se comporte comme une fenêtre de l’explorateur de fichiers sous Windows ou une fenêtre du finder de Mac Os X.

Vous pouvez ouvrir plusieurs fenêtres, déplacer, copier des fichiers d’un disque à l’autre (Google Drive, mémoire interne, carte SD, clé USB,…). Le système permet même de décompresser nativement les archives .rar/.zip.

A propos de Google Drive : à l’achat d’un Chromebook (neuf), vous recevrez 100Go d’espace gratuit pendant 2 ans, soit un ‘cadeau’ d’une valeur de 50€. Merci Google !

L'explorateur de fichiers de Chrome Os.
L’explorateur de fichiers de Chrome Os.
Insérez une carte mémoire d'appareil photo et Chrome Os vous proposera de sauvegarder vos images sur votre disque Google Drive.
Insérez une carte SD et Chrome Os vous proposera de sauvegarder les nouvelles images qu’elle contient sur votre disque Google Drive. Pratique !

Créer des documents Word, PowerPoint, Excel

L’impossibilité d’insérer le disque d’installation d’Office nous aurait bien fait marrer en 2005. Mais les choses ont bien changé et en 2015, tout tend à se diriger vers le ‘cloud’, y compris nos applications de bureautique. Pour rédiger votre courrier, vous aurez deux options gratuites :

– La suite Microsoft Office en ligne
– La suite Google Docs/Sheets/Slides

Microsoft Office Online

Présentée comme une version light de la suite payante offline, cette version en ligne s’avère au final très complète et contient toutes les fonctions principales de vos logiciels de bureautique préférés, Word, Excel & Powerpoint.

Toutefois, cette option présente un énorme désavantage par rapport à la suite de Google : elle n’est pas disponible offline (et vos fichiers non plus).

Toute la suite est accessible gratuitement en ligne !
Toute la suite est accessible gratuitement en ligne !
Word Online est le frère jumeaux de la version Windows... à peu de chose près.
Word Online est le frère jumeau de la version de bureau… à peu de chose près.
PowerPoint Online est aussi très complet, avec de magnifiques thèmes (ironie)...
PowerPoint Online est aussi très complet, avec de magnifiques thèmes (ironie)…
Un petit message d'erreur... C'est bel et bien un produit Microsoft !
20 minutes de tests, 1 message d’erreur : un score honorable pour un produit Microsoft.

Google Docs, Sheets, Slides

Cette copie d’Office signée Google ne fait pas dans le ‘bling-bling’ : c’est simple mais efficace. Et entièrement compatible avec tous vos fichiers Office !

Mais le plus gros avantage de cette option est qu’elle est accessible hors-ligne sur votre Chromebook ! Si vous voulez la tester, c’est ici.

Toutes les applications d'Office parfaitement copiées (voire sublimées).
Toutes les applications d’Office parfaitement copiées (voire sublimées).
(presque) tout fonctionne hors connexion !
(presque) tout fonctionne hors connexion !
Petit cadeau de Google : Google Drawing... un étrange logiciel de composition d'images.
Petit cadeau de Google : Google Drawing… un étrange logiciel de composition d’images.

Attention aux apparences cela dit : toutes les ‘applications’ sur Chromebook ne sont que des pages web qui prennent l’apparence d’une application. Un tour de passe-passe qui ne change pas grand chose au final, mais c’est toujours sympa de ne pas se faire duper.

Ecouter de la musique

N’y allons pas par 4 chemins : ce sera en ligne ou ce sera pas génial. Il y a bien un petit lecteur intégré qui propose toutes les fonctions de base et qui vous permet de créer une liste de lecture offline, mais n’espérez pas installer iTunes pour gérer une bibliothèque musicale.

Heureusement, Google vous permet de le faire en stockant gratuitement 50.000 musiques sur votre compte Play Music (gratuit) et vous pourrez y transférer toutes vos chansons préférées depuis votre Chromebook.

Par contre, impossible de les écouter hors connexion par la suite, comme vous pourriez le faire avec votre téléphone Android. Mais il y a un petit cadeau signé Google en compensation : 2 mois de Play Music All Access gratuit à l’achat de tout nouveau Chromebook. Pour les novices, Google Play Music All Access, c’est un concurrent de Spotify qui vous propose un buffet à volonté de 20.000.000 de titres.

Regarder des vidéos

Comme pour la musique, un petit lecteur vidéo est intégré à Chrome Os. J’avais pu lire sur le net que ce lecteur ne lisait que quelques formats triés sur le volet, mais j’ai personnellement réussi à lire tous mes fichiers mkv/mp4 (h.264) et avi (divx). Il faut dire que les mises à jour du système sont très régulières, ce genre de choses peut s’améliorer du jour au lendemain.

Un dernier mot sur Chromebook/Chrome Os ?

De 2013 à 2014, les ventes de Chromebook aux Etats-Unis ont bondi de 4.800% alors que les ventes de PC, Mac, iPad et tablettes Surface ont toutes chuté (le premier Chromebook date de 2011). Et aujourd’hui, alors qu’il est impossible d’en trouver un en exposition dans nos magasins d’électro-ménager (en Belgique du moins), 1 ordinateur ou tablette sur 10 vendu aux EU est un Chromebook.

Et après plus d’un mois d’utilisation, je comprends pourquoi il se vend si bien. Si notre PC/Mac était un couteau suisse, alors le Chromebook serait un couteau à beurre : il ne sait pas tout faire, mais il est parfait pour un usage quotidien. Il est simple (pas de virus, pas de blabla,…), rapide (allumage en 8sec, réveil en 1sec), léger, endurant et bon marché.

En fait, c’est l’ordinateur parfait pour 80% des gens, qui ne font qu’aller sur facebook, tripadvisor, gmail, Google, les sites d’actualité et qui ne savent pas (ou ne veulent pas savoir) ce que ‘driver’ veut dire.

Le toshiba Chromebook 2

Difficile de commenter cet ordinateur tant je manque de points de comparaison. Il n’a que 2Go de RAM et un disque dur de 16Gb, mais ça ne semble poser aucun problème pour utiliser Chrome Os. Et si l’écran est vraiment pas terrible, je referais le même choix tellement cet ordinateur est agréable à utiliser !

La caméra de visio-conférence en HD est super, le son est très bon, le clavier est top, la connexion wi-fi hyper rapide, l’ordinateur ne fait aucun bruit (pas de ventilation), il démarre au quart de tour, c’est que du bonheur.

Je n’aurais que 2 critiques à formuler : l’écran (oui, je me répète un peu) et le trackpad qui manque un peu de précision. Et encore, la possibilité de ‘gestures’ rattrape le coup : une pression à deux doigts pour un clic droit, trois doigts vers le bas pour afficher toutes les fenêtres (comme sur Mac Os X), deux doigts vers la gauche pour revenir en arrière…

Bref, cette conclusion semble exactement illustrer ce que je pense de cet ordinateur : il n’est pas parfait, mais il est tellement attachant qu’on serait prêt à tout lui pardonner.

Plusieurs touches ont été remplacées, dont la touche 'Caps Lock' qui devient la touche 'recherche'.
Plusieurs touches ont été remplacées, dont la touche ‘Caps Lock’ qui devient la touche ‘recherche’. Et non, il n’y a pas de grille pour les haut-parleurs, le son sort du clavier !
Une webcam et deux micros au service d'Hangout (non, pas de Skype au menu).
Une webcam et deux micros au service d’Hangout (non, pas de Skype au menu).
Une prise casque, un USB 3 et un port HDMI (à la latence incroyablement élevée) pour le côté gauche de la machine.
Une prise casque, un USB 3.0 et un port HDMI (à la latence incroyablement élevée) pour le côté droit de la machine.
Une prise 12v, un USB 2.0 et un lecteur de cartes SD sur le côté gauche.
Une prise 12v, un USB 2.0 et un lecteur de cartes SD sur le côté gauche.
Le lecteur de carte SD est assez profond pour y loger une carte sans qu'elle dépasse ! Une extension de mémoire permanent à bas prix donc. Bien vu Toshiba !
Le lecteur de carte SD est assez profond pour y loger une carte sans qu’elle ne dépasse ! Une extension de mémoire permanent à bas prix donc. Bien vu Toshiba !
Elle a de la gueule cette machine quand même...
Elle a de la gueule cette machine quand même…

Test de la caméra d’action AEE S70+

Un look sympa... mais un petit air de déjà vu ?
Un look sympa… mais un petit air de déjà vu ?

Mise à jour : Août 2015
Ce qui devait arriver arriva… Dans ce test, je faisais part de mes craintes à propos du manque de mises à jour des produits par ce genre de marque. Aujourd’hui, l’application Android dont je vantais les mérites ici plus bas a été remplacée par une nouvelle, horrible, très instable et presque inutilisable. C’est donc la fonction wifi qui disparait, rendant impossible le cadrage des images sans écran. Un conseil suite à cette déconvenue : économisez pour une GoPro.

L'application qui fonctionnait ne fonctionne plus.
L’application qui fonctionnait ne fonctionne plus.
Vraiment plus...
Vraiment plus…
Et la nouvelle ne fonctionne pas bien...
Et la nouvelle ne fonctionne pas bien…
Vraiment pas bien...
Vraiment pas bien…

 

Vous connaissez certainement quelqu’un autour de vous qui a une ‘GoPro’ et il s’agit très probablement d’une GoPro, de la marque GoPro. Cette dernière, précurseur et leader incontesté sur le marché des Action Cams, bénéficie aujourd’hui du privilège qu’on eu BIC, Escalator ou Pampers avant elle, à savoir que son nom est devenu, dans le langage courant, le nom d’une gamme de produits toute entière.

Mais vous l’avez vue en magasin, vous avez perdu le sourire en voyant le prix de la Hero 4 et vous espérez pouvoir économiser une bonne centaine d’euros tout en obtenant les mêmes résultats que ce que vous avez vu sur YouTube ? Est-ce possible avec la AEE S70+ ? Réponse dans ce test.

Préambule : Ai-je vraiment besoin d’une Action Cam ?

Impossible, en 2015, de faire un voyage sans voir pulluler ces caméras. Mais dites-vous une chose : la plupart des fiers possesseurs de GoPro (2,3 millions d’exemplaires vendus en 2012) ne feront jamais rien de leurs vidéos, pour trois raisons très simples :

  1. Le son est (pratiquement) inutilisable
  2. Les images ne sont belles qu’en pleine lumière et principalement sous l’eau et sous le soleil
  3. Il faut monter la vidéo

Pour vous en rendre compte, rendez-vous sur la page YouTube officielle de GoPro, vous n’y verrez que des vidéos montées avec des plans très courts (Montage), des plans en extérieur (Lumière) et très souvent, une musique de fond qui remplace la bande son d’origine (Son).

Si vous comptez suivre cette règle de 3 (montage-lumière-son), que je viens d’inventer, une caméra d’action est la manière la plus efficace d’épater votre famille et vos amis à votre retour de vacances.

Note : Pour le montage, inutile d’être un pro ou de reprendre des études ! Un logiciel comme Adobe Premiere Elements vous aidera à réaliser votre vidéo très facilement, même si vous êtes parfait débutant. C’est un investissement qu’il faut absolument considérer en achetant votre caméra (PS : Une AEE S70+ et Adobe Premiere Elements coutent moins chez qu’une GoPro Hero 4…).

Pour vous donner une idée de ce qu’un parfait amateur (moi) peut obtenir comme résultat, voici le premier montage que j’ai réalisé avec des images de la S70+ :

Qualité vidéo, qualité audio ?

Cette partie va être la plus courte du test : la qualité du son est mauvaise, la qualité de la vidéo est excellente en pleine lumière. Exactement comme une GoPro ! Il y a de nombreux tests sur YouTube qui tentent de départager la qualité des images prises par une AEE S70 et une GoPro Hero 3+ Black Edition et le résultat est sensiblement le même, moyennant une balance des blancs subtilement différente. Autant dire que personne ne pourra faire la différence entre les images prises par les deux caméras.

Même qualité qu’une GoPro ? J’achète ?

Pas tout de suite, les différences sont ailleurs et très importantes ! (Pour info, mon expérience se base sur l’utilisation de ma fidèle Hero 2)

Le prix. C’est toujours le premier point de comparaison, mais c’est aussi le plus trompeur. Sur Amazon : 247€ pour la AEE S70+, 399€ pour la GoPro Hero 3+ Black Edition, sa plus proche rivale. Une belle différence, mais une différence à prendre avec des pincettes pour une raison : la valeur résiduelle des deux appareils. Vous revendrez votre GoPro la moitié du prix dans deux ans, pour la AEE, ce sera la moitié du prix dans deux jours. Du coup, avantage pour la AEE si vous êtes sûr de la garder, avantage pour la GoPro si c’est votre première caméra.

Les accessoires. Oui, la AEE est livrée avec un écran et un boitier qui résiste à une profondeur de 100m. Ce sont les deux arguments chocs qui, je pense, ont finis de convaincre tous ceux qui ont choisi la AEE, dont moi. A tord. Parce qu’au final, l’écran reste dans sa boite et à moins que vous ne vouliez ramener des images d’une baudroie abyssale, une résistance à une profondeur de 100m ne sert à rien.

Par contre, le principal avantage de la AEE est subtil mais absolument déterminant à l’utilisation : le pas de vis universel intégré à l’appareil et l’accessoire fourni qui permet de monter l’appareil ‘nu’ sur un support à deux pattes. Ces deux caractéristiques sont primordiales, parce qu’elles permettent à l’appareil d’être utilisé sans son boitier et de filmer tout en étant raccordé au secteur ou à une batterie portable ! Avantage certain pour un long timelapse ou pour une utilisation en ‘dashcam‘.

A propos des fixations à deux pattes des accessoires et du boitier : on dirait qu’elles sont compatibles avec les accessoires GoPro, mais pas tout à fait. Elles sont un peu trop larges et il faudra forcer pour rendre les deux marques compatibles. Dommage.

Vu les prix des accessoires GoPro et le contenu de la boite de la AEE, avantage arbitraire pour la AEE.

Un petit détail qui fait une grande différence.
Un petit détail qui fait une grande différence.
La prise mini-USB reste accessible ! Parfait pour un long timelapse.
La prise mini-USB reste accessible ! Parfait pour un long timelapse.
L'écran amovible est, la plupart du temps, pas si utile que ça.
L’écran amovible est, la plupart du temps, pas si utile que ça.
L'écran est moyen... mais suffisant.
L’écran est moyen… mais suffisant.
Avec son écran, la caméra devient aussi épaisse qu'une GoPro Hero 2
Avec son écran, la caméra devient aussi épaisse qu’une GoPro Hero 2
La forme de l'appareil protège la lentille. Un détail bien vu !
La forme de l’appareil protège la lentille. Un détail bien vu !


Les boutons. Oui, c’est moche. Il y en a 7 sur la AEE, 3 sur la Hero 3+. Mais une différence toute simple donne un gros avantage à la AEE : il y a un bouton pour allumer la caméra, un bouton pour commencer une vidéo et un bouton pour l’arrêter. Sur une GoPro, un seul et même bouton permet de démarrer un enregistrement et de l’arrêter : en plein sport ou en plongée, vous risquez de vous emmêler les pinceaux, d’arrêter de filmer quand vous voulez commencer et vis-versa. D’expérience, ça arrivera immanquablement et toujours au pire moment. Avantage AEE.

La marque. On s’en fout, c’est un argument superficiel ? Non. Les caméras AEE sont 100% chinoises, originaires de Shenzhen et vendues en Europe par une multitude de revendeurs, dont Decathlon. En quoi c’est un problème ? Pour le manque de documentation, de mises à jour et pour le risque de se retrouver démunis au moindre problème.

Par exemple, la caméra AEE S70+ permet le PIV (photos in vidéo). C’est à dire que vous pouvez filmer et prendre des photos simultanément grâce à un bouton séparé, dédié à la photo ! Génial ! Mais cette fonction est un ‘mode’ qui se désactive à chaque extinction/mise en veille de la caméra. Ce souci pourrait être réglé par une mise à jour, mais je parie que ça n’arrivera jamais.

Avantage pour la GoPro.

Anecdote au niveau du manque de documentation : le point noir de la caméra me semblait être l’impossibilité de la configurer sans l’écran couleur. Mais un utilisateur a trouvé un menu caché qui permet de régler l’appareil grâce à ses 3 touches, comme une GoPro ! Le revendeur français PNJ semble avoir été le premier surpris et a ajouté la vidéo de l’utilisateur sur son compte officiel (cet ongle…). C’est pas super rassurant.

Plus qu'un petit air de ressemblance...
Plus qu’un petit air de ressemblance…

Les specs, le coin de Geeks

Cette caméra intègre un capteur Sony Exmor de 16 méga pixels, est capable de prendre des vidéos en Full HD (1080p) à 60 ips (images pas seconde) et des vidéos en HD (720p) à 120 ips. Elle possède aussi un émetteur wifi et un détecteur de mouvement, pour une utilisation en dashcam (la caméra commence à enregistrer automatiquement dès qu’elle sent une accélération).

Au niveau des fonctionnalité, il y a le PIV (photos in vidéos) et les timelapses photos (à vous de faire le montage) ou vidéos (la caméra se charge du montage des images).

Pas de 4K. Et ça n’a aucune importance. Parce que pour qu’une vidéo soit fluide, il faut qu’elle soit composée d’au moins 24 images fixes par secondes, la fréquence de rafraichissement historique des films au cinéma. Hors, seule la GoPro Hero 4 Black Edition est capable de capturer autant d’images, tous les autres modèles (de GoPro) se contentent de 15 ips maximum, ce qui est tout à fait inutile (mais qui permet au constructeur de mettre une logo ‘4K’ sur la boite).

Full HD, 60 ips. C’est tout simplement la caractéristique la plus importante ! Cette caméra est capable d’enregistrer des vidéos ‘qualité Bluray’ et avec 60 images par secondes, vous pourrez réaliser des ralentis fluides en divisant la vitesse par 2,5 (1 seconde filmée devient 2,5 secondes de film). Mon conseil est de ne jamais acheter de caméra qui n’a pas, au moins, cette caractéristique.

HD, 120 ips. C’est un peu la cerise sur le gâteau : on est content qu’elle soit là, mais elle n’a pas réellement d’importance. Une vidéo enregistrée à 120 ips permet de réaliser des ralentis en divisant la vitesse par 5 (120 ips prises / 24 ips nécessaires). Le résultat est bluffant, mais il est dommage d’intégrer des images en HD dans un montage en Full HD.

Le Wifi. Je disais plus haut qu’il était inutile d’avoir un écran sur une Action Cam, c’est plus ou moins vrai. Il est important de pouvoir cadrer votre vidéo, mais une fois que c’est fait, l’écran ne fera que vider votre batterie inutilement (si vous comptez tenir votre Action Cam comme on tient un appareil photo… utilisez plutôt votre appareil photo pour filmer, la qualité sera probablement identique).

C’est ici qu’intervient le Wifi et c’est plutôt génial : la caméra est capable de créer son propre réseau Wifi pour vous permettre de commander votre caméra à distance (jusqu’à 100m), grâce à votre smartphone. Vous pourrez vérifier le cadrage de l’image, déclencher la prise de photos/vidéos et même consulter le contenu de la carte mémoire. Très honnêtement, ça fonctionne très bien.

Voir la mise à jour en haut de page : cette fonction géniale ne fonctionne plus, suite au remplacement de l’application Android par AEE.

La connexion wifi simplifie le cadrage sans écran.
La connexion wifi permet de cadrer l’image grâce à un smartphone.
L'application Android fonctionne très bien !
L’application Android fonctionne très bien !

Deux petits conseils en plus

  1. Juste pour que vous ne l’oubliez pas, ces caméras ne sont jamais livrées avec la carte SD qui vous permettra d’enregistrer vos images. Et vous aurez besoin d’une carte rapide (et chère), une classe 10. Rendez-vous ici pour consulter les recommandations de GoPro, que je vous conseille vivement de suivre. Pour ma part, j’ai choisi une carte Sandisk Extreme U3 32gb à 30€, qui fonctionne parfaitement bien.
  2. Je vous conseille également de considérer l’achat de la fixation GoPro Jaws qui est, pour ma part, le seul accessoire dont je ne pourrais plus me passer. Il vous permettra de fixer votre caméra sur pratiquement tout et vous servira de poignée le reste du temps. Un ‘must have’ !
La fixation GoPro Jaws, un accessoire vraiment pratique !
La fixation GoPro Jaws, un accessoire vraiment pratique !

Est-ce, finalement, le meilleur choix ?

Avec du recul et bien que j’en sois très satisfait, je dirais non. C’est une très bonne caméra et la qualité des images obtenue est excellente… mais elle se situe entre deux options bien plus intéressantes :

  1. La caméra Decathlon G-Eye 2 Ultimate à 189€. C’est très probablement exactement le même appareil, 60€ moins cher et avec le SAV d’une grande enseigne.
  2. La GoPro Hero 4 à 429€ (parfois en promo à 379€). La valeur de revente est beaucoup plus avantageuse et les GoPro sont connues pour être d’une fiabilité exemplaire.

Test de l’aspirateur robot Neato Robotics XV Signature

Neato XV Signature
Un look de console de jeux vintage… on aime ou on aime pas.

On est tous d’accord pour dire que le concept est génial, mais rares sont les produits qui divisent autant les avis des utilisateurs que l’aspirateur robot : simple gadget pour certains, outils indispensable pour d’autres. Qu’en est-il de cet appareil aux allures de Megadrive ?

Un aspirateur robot pas comme les autres

Les grandes marques sont connues : iRobot (roomba), Samsung, LG, Rowenta… mais toutes utilisent des technologies différentes qui font qu’un aspirateur robot ne vaut pas (du tout) un autre. Il est donc prudent de ne pas se fier au prestige de la marque et de faire attention au principe de fonctionnement qui divise ces appareils en deux catégories : les aveugles et les voyants.

Dans les aveugles, on trouve les robots les plus vendus : les Roomba. Le principe est simple et imparable, le robot rebondi sur les murs de manière aléatoire et applique ainsi la loi de Murphy : s’il y a une chance pour que le robot passe à un certain endroit, avec le temps, il finira toujours par y passer. C’est le principe en gros, sans parler de son algorithme qui lui permet de s’adapter à certaines situations.

Seulement voilà, algorithme ou pas, mon Roomba 520 avait tendance à vider sa batterie en passant 20x aux mêmes endroits, en ignorant le petit passage qui lui aurait permis de passer à une autre pièce et qu’on appelle communément ‘une porte ouverte’. Bref, quand il fut temps de le remplacer, je me suis tourné vers un appareil de la seconde catégorie : un voyant.

Dans les voyants, on trouve principalement Samsung avec son ‘visionary mapping’. Je n’ai jamais testé ces robots mais le principe et ses limites sont faciles à comprendre et à imaginer : une caméra placée sur le capot du robot photographie votre plafond et analyse les angles pour cartographier la pièce. Ce système lui permet, en théorie, de se positionner dans l’espace pour se déplacer plus intelligemment.

Et le Neato alors ? Les appareils Neato sont des appareils voyants, mais très différents. Ils utilisent un télémètre laser, caché dans la tourelle, qui scanne continuellement la pièce à hauteur des pieds. Ils sont donc capables de cartographier les pièces très précisément, en détectant les ouvertures de porte et les différents espaces séparés par votre mobilier (comme un coin salon délimité par un canapé, par exemple). Le résultat est spectaculaire et constitue l’atout n°1 de ces produits : le robot aspire méthodiquement chaque m², pièce par pièce, et traverse d’une traite votre appartement, en contournant les obstacles sans hésitation, pour retourner à sa base de recharge. C’est assez fascinant à regarder.

Le télémètre laser du Neato scanne la pièce à hauteur des pieds.

Vivre avec un Neato au quotidien

Comme tous les aspirateurs robots ‘haut de gamme’, celui-ci est programmable, ce qui me semble aujourd’hui être d’un intérêt capital (voir pourquoi ci-dessous).  Est-ce qu’il est efficace ? Oui, sa force d’aspiration égale quasiment celle d’un aspirateur classique. A-t-il des défauts ? Oui !

Le bruit. Le niveau sonore obtenu en fonctionnement est relativement ahurissant (pour un aspirateur robot et un appareil de cette taille). A l’allumage, le son qu’il produit peut être facilement comparé à celui d’un Spitfire de la seconde guerre mondiale, dans votre salon. Vous imaginez le bruit que peut faire une minuterie de cuisine ? Comparons-le à celui produit par le robot :

Est-ce vraiment un défaut ? Oui et non : n’imaginez pas le faire tourner la nuit pendant que vous dormez, mais son niveau sonore est proportionnel à sa capacité d’aspiration et le fait qu’il soit programmable vous permet de ne jamais l’entendre, finalement.

Les défauts habituels des robots aspirateurs.  N’espérez pas gagner du temps 5min après avoir ouvert la boite : utiliser un robot aspirateur demande de préparer son appartement un minimum, et aussi intelligent que cet aspirateur soit, il ne vous évitera pas de devoir suivre ces règles de base :

  1. Evitez les tapis à poils longs, les robots n’aiment pas. Soit ils n’arriveront pas à monter dessus, soit ils n’arriveront pas à en sortir.
  2. Rangez tout ce qui traine au sol et particulièrement les lacets, les ficelles, les lanières, les cordons, les fils, les cables… bref, vous aurez compris l’idée. Bien qu’un système lui permette de se dégager quand ses brosses s’emmêlent, ça ne marche pas à tous les coups et surtout, ça peut endommager votre robot :

    Un cordon de stores qui traine peut endommager les lamelles de la brosse.
    Un cordon de stores qui traine peut endommager les lamelles de la brosse.
  3. Le sol doit être sec. C’est bête, mais un vomi de chat, une gamelle d’eau… et c’est la catastrophe.

L’absence de brosses latérales. Bien que le firmware ait été mis à jour (le robot cache un port micro-USB) pour manoeuvrer plus efficacement dans les coins, le robot laissera systématiquement une bande de poussière d’environ 1cm de large dans les coins, le long des plaintes et autour des pieds de chaises/tables. Un manque corrigé avec la nouvelle série « Botvac » mais qui, dans ce cas-ci, vous empêchera de faire 100% confiance au robot pour l’aspiration des sols.

Au final, gadget ou pas ?

Définitivement, non. Bien qu’il ne remplace pas un aspirateur traditionnel, il permet aux fainéants (comme moi) et aux possesseurs d’animaux (comme moi), d’avoir un appartement plus propre et plus sain (cette version possède un filtre ‘haute performance’ anti-allergènes), sans effort.

Bonjour tout le monde !

Voilà… c’est parti ! Je me lance et je me présente : passionné par les technologies, les bonnes affaires, les bonnes idées et un brin dépensier, je passe des heures sur la toile à glaner toutes les infos qui me permettront de trouver LE gadget qui va changer ma vie.

Acheteur compulsif oui, mais acheteur renseigné aussi ! J’analyse, je compare, je me renseigne, je teste… et c’est ce que vous faites également si vous lisez ces lignes. Bravo !

Grâce à ce blog, je partagerai avec vous mes impressions sur les gadgets que j’utilise quotidiennement, en espérant que cela vous aidera à faire les meilleurs choix.

Bonne lecture !